Abonnez-vous!

Recevez nos dernières nouvelles directement dans votre boîte de réception. Vous recevrez un email d'activation!

Accès contributeurs

Les dérives des réseaux sociaux prouvent l’importance de la presse

Les réseaux sociaux non régulés montrent leurs risques et leurs limites. Et le rôle de la presse, premier réseau social.
Il y a quelques semaines, Pascal Terrasse, député d’Ardèche, président du Conseil général de l’Ardèche et Nathalie Fabre, rédactrice en chef du périodique « Hebdo de l’Ardèche » se sont trouvés au cœur d’échanges tendus
En désaccord avec la responsable de l’Hebdo, le député avait envoyé sur Twitter un message dans lequel il qualifiait la journaliste  » de grosse salope ». Ce message avait été intercepté et rendu public !
Ce message et sa publication ont normalement créé des vagues et des tensions. Nathalie Fabre a demandé des excuses publiques au parlementaire. Le site Les Chiennes de garde a justement relayé l’incident et demandé des excuses. Comme Louisette Gouverne, présidente du Club de la Presse Drôme Ardèche.
Les excuses semblent avoir tardé. La reconstitution de la chronologie n’est pas facile. Les excuses sont arrivées. Nous avons interrogé le député, par son secrétariat.
 » En ce qui concerne mes excuses pour les mots que j’ai eus à l’égard de Madame Fabre et que je regrette, je les ai déjà présentées publiquement il y a maintenant plus d’un mois, sur mon profil Twitter et pendant une durée de moins d’une heure (la même durée de publication que celle des mots susmentionnés) » a écrit Pascal Terrasse dans un courrier à l’AJIRA. Nous avons eu un échange avec le secrétariat de Pascal Terrasse.
Dérives fréquentes

Nous avons attiré l’attention de Pascal Terrasse sur les dérives fréquentes des réseaux sociaux. « Vous avez raison de souligner les dérives observées ici ou là sur internet, notamment sur les réseaux sociaux, nous devons tous y être vigilants » nous a répondu Pascal Terrasse.

Nous prenons acte de cette réponse.
Mais il est évident que la vigilance ne suffit pas. Il convient sans nuire à la liberté d’expression, d’adapter les réseaux sociaux au droit, non pas de la presse, mais aux droits de l’Homme.
Les dérives des « réseaux sociaux » illustrent clairement les risques d’une régulation par la seule main invisible d’une dynamique globale. Les réseaux sociaux reposent sur l’idée que l’échange libre peut se développer en générant lui-même des limites. Cette conception libérale (au sens très étroit du terme qui est même contraire au libéralisme) qui prévaut en matière d’économie, est la porte ouverte à tous les dérapages.

Or, l’information comme tout échange entre humains, doit être régulée. C’est justement le cœur du métier de la presse qui dans un environnement de liberté, accepte des lois, une déontologie, une responsabilité juridique, une traçabilité. Cette régulation a aussi un prix, celui de la fonction de journaliste qui crée de la valeur et de la sécurité. Une chance de plus pour reconstruire la presse.
Michel Deprost, président de l’AJIRA michel.deprost@enviscope.com

Autres articles sur le même thème:

  1. Le RSA jeunes, Ségolène Royal et les réseaux sociaux à la Une de LYonenFrance
  2. Compteurs intelligents : les collectivités veulent des gains pour les réseaux d’électricité
  3. Nathalie Baye présidente ?, Un Oscar pour "une vie de chat" ? Les réseaux sociaux et le chômage
  4. Pinault rachète les réseaux immobiliers Optimhome et Capifrance
  5. Lyon : Jeunes patrons et vieux réseaux font bon ménage

Faire un commentaire

 

 

 

Vous pouvez utiliser ces tags HTML

<a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>